Portraits Crachés

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« Que le soleil ne se couche pas sur votre colère. » (Ep. 4.26)


Des différences entre l’homme et la femme

Publié par Karl Peyrade sur 14 Février 2013, 11:44am

Catégories : #Otto Weiniger, #sexe, #homme, #femme, #différenciation, #Sexe et caractère

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En ces temps troubles d’indifférenciation généralisée où il est de bon ton de conspuer toute distinction, ou plutôt toute barrière à l’avènement du marché mondial, nécessité et raison doivent s’allier afin de mettre à mal le matraquage idéologique distillé dès l’école maternelle. Il est en effet difficile de prétendre aujourd’hui appartenir à la race blanche, à la religion catholique ou encore de célébrer son attachement à sa terre, à sa patrie. Ces aspérités rétrogrades sont des entraves au progrès, à la libération des peuples de ces carcans patriarcaux qui obscurcissent leur pensée, les amenant à la haine de l’autre.

 

Mais si ces différences n’existent plus, comment détester l’autre ? L’autre n’existant plus, c’est bien entendu une perte pour l’humanité de ne plus avoir de cultures, de religions ou de races différentes. L’homme moderne doit être métis, de culture mondiale ou impériale, c’est-à-dire américaine et de religion laïque ou athée (synonyme de maçonnique comme le prétend Vincent Peillon). Sa carte d’identité doit être tamponnée de la mention « citoyen du monde ». Cet idiot utile pourra toujours célébrer la victoire du bien sur les forces réactionnaires du mal sans se rendre compte qu’il n’est en effet plus qu’un banal consommateur, à la recherche de la satisfaction immédiate de ses désirs et fier de la destruction des entraves culturelles, religieuses, nationales ou raciales au profit de la nouvelle aliénation du marché.

 

Cette politique de l’indistinction se retrouve aussi dans le sexe. Les homosexuels doivent avoir les mêmes droits que les hétérosexuels car au fond leur sexualité n’est pas différente. Les hommes et les femmes, c’est la même chose, ces dernières pouvant exercer les mêmes professions et ayant nécessairement les mêmes projets professionnels et les mêmes goûts. On en vient même à une société où physiquement les femmes et les hommes se ressemblent de plus en plus : même habillement, mêmes soins de beauté ou encore promotion de l’androgynie. Finalement, la masculinité ou la féminité s’acquièrent au fil de l’âge. L’inné est nié au profit de l’acquis.

 

Si nous ne pouvons qu’être d’accord avec Otto Weiniger lorsqu’il estime, dans Sexe et Caractère, l’homme et la femme comme étant composés de caractères masculins et féminins dans une proportion différente selon chaque individu, il n’en demeure pas moins qu’on puisse évidemment dégager des lignes de partage entre les deux sexes. Physiquement déjà, après la puberté, la femme se distingue de l’homme par l’apparition de graisse au niveau des seins et des fesses tandis que l’homme voit sa pilosité se développer. Les organes sexuels sont aussi très différents et déterminent nécessairement des comportements différents lors de l’acte sexuel. L’extériorité du pénis pousse l’homme à avoir un comportement actif, au travers duquel il satisfait son besoin de prendre, laissant à la femme un comportement plus passif, au travers duquel elle satisfait son besoin d’être prise et de recevoir.

 

A l’inverse de Weiniger, nous ne voyons pas dans la femme, en tant que concept, c’est-à-dire la femme idéale d’une certaine manière,  un être inférieur et entièrement sexuel, dénué d’âme et de conscience, n’ayant vocation qu’à devenir mère ou putain. Son excellente formule, « L’homme a le pénis, le vagin possède la femme » paraît un brin abusive. Il est en revanche indéniable que les deux sexes présentent des différences structurelles et naturelles. 

 

Dans le ventre de la mère, le sexe de l’enfant se décide entre la sixième et la huitième semaine de grossesse. Les hommes se développent plus vite que les filles dès le début de la grossesse. A la naissance, les garçons sont souvent plus gros que les filles et leur développement physique est plus rapide. Les femmes sont en revanche pubères de façon plus précoce. Fait notable, l’index des hommes est souvent plus court que leur annulaire alors qu’ils sont de taille similaire chez les femmes. Cette différence est due à la sécrétion par les garçons durant la grossesse de testostérone (Indice de Manning). Elle est d’ailleurs souvent moins marquée chez les homosexuels. L’intérêt pour l’autre sexe ne commence qu’avec la puberté. Avant, les garçons comme les filles ont tendance à ne jouer qu’entre eux.

 

Mais si le corps est sexué, l’esprit l’est aussi. Ainsi, les nouveaux nés garçons ont tendance à être obsédés par les objets en mouvement alors que leurs corollaires filles se focalisent sur les visages humains. Ces dernières répondent aux pleurs des autres bébés, les garçons les ignorent totalement. Elles s’expriment de manière générale par le verbe, sont plus sensibles mais moins moteurs et agressifs que les garçons. Au niveau des jouets c’est flagrant, lorsqu’on leur laisse le choix, les filles vont naturellement vers poupées et dînette et les garçons vers voitures et ballons. 

 

Le cerveau masculin est environ 10 % plus gros que celui des femmes. Pour réaliser les mêmes actions, ils n’utilisent pas les mêmes zones. Les hommes ont plus souvent recours à leur matière grise qui contrôle le traitement de l’information tandis que les femmes font plus fonctionner leur matière blanche qui contrôle l’utilisation du langage et les connexions entre les différents centres du cerveau. D’ailleurs, ces différentes matières ne se situent pas exactement aux mêmes endroits chez l’homme et la femme. L’hémisphère gauche traite du langage, de la déduction, du calcul, de la pensée analytique, du classement séquentiel et de la conscience du temps. De son côté, son homologue droit contient la pensée holistique, la perception de l’espace, l’inventivité et la prospective. Les femmes utilisent à même niveau les deux hémisphères tandis que les hommes ont plus recours à l’hémisphère gauche.

 

Au niveau de l’intelligence, des différences sont également notables. Les écarts entre débilité et génie sont beaucoup plus faibles chez les femmes. Si le quotient intellectuel moyen est équivalent chez l’homme et la femme, on trouve plus de crétins et de génies chez les hommes. Si les hommes sont plus forts physiquement, leur santé mentale est plus fragile : plus dyslexiques, plus autistes, plus hyperactif, plus de troubles de langage mais moins d’anxiété et de dépression.

 

L’attirance que l’un a pour l’autre ne repose pas sur les mêmes fondements. L’homme est très visuel alors que la femme est plus attirée par le statut social, synonyme de protection pour la future progéniture. Les femmes s’intéressent à un tout, les hommes avant tout au physique. Cette différence de taille explique que les hommes ont tendance à dissocier sexe et amour qui ne font qu’un pour la femme.

 

C’est de cette différence et donc de cette complémentarité que sont issus les enfants qui vont bientôt pour une partie d’entre eux être élevés dans l’indistinction sexuelle. L’enfant a besoin d’un homme père et d’une femme mère pour connaître l’épanouissement. L’être humain, étant ce qu’il est, ce n’est évidemment pas la garantie d’être élevé par des sains d’esprit mais c’est au moins le minimum syndical. Terminons par deux adages populaires, l’un réconciliateur entre hommes et femmes : « Homme sans femme, cheval sans bride ; femme sans homme, barque sans gouvernail » et l’autre évidemment plus macho : « Si la femme était bonne, Dieu aussi en aurait une. »

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